Les piments du net

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Un blog aromatisé

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Résurrection

La première fois, c’était il y a un peu plus de neuf ans, lors de mon anniversaire. J’étais un peu anxieux, ne sachant pas si je serais à la hauteur ou si je m’y montrerais ridicule. L’excitation de ma compagne de l’époque, pour qui c’était également la première fois, et l’insistance de mon meilleur ami qui n’avait de cesse de me dire comme c’était bon ont achevé de me convaincre. Je l’ai fait. J’ai aimé. C’est rapidement devenu une véritable drogue.

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L’esprit du sport

Après le coup de boule de Zidane dans la poitrine d’un Italien, je n’aimerais pas être à la place des auteurs de l'esprit du sport, « Un blog pour ceux qui aiment le sport à travers les valeurs qu’il véhicule  Â». Dîtes les gars, vous prévoyez de changer de slogan ? Celui-ci risque d’être un peu dur à porter pendant un moment.

(Edit de 00h01 : soyons honnêtes, les rédacteurs de l'esprit du sport n’y sont pour rien, et en plus leur dernier article en date « Et Zidane récidiva… Brava Italia ! Â» est tout à fait explicite à ce sujet)

Et là, maintenant tout de suite, je pense qu’il doit y avoir pas mal de publicitaires en panique. Notamment ceux qui avaient tout misé sur Zidane pour leur prochaine campagne.

Je ne peux pas m’empêcher de citer Le Monde : « Quoi qu’il arrive dimanche soir à Berlin, Zinédine Zidane aura réussi sa sortie. Â». Ah ça oui. Il y a même un arbitre qui l’y a aidé.

Je suis un psychopathe

Il y a des conversations sur messagerie instantanée qui laissent tout bizarre le matin en se levant…

- « Aurele, je viens de faire un affreux cauchemar te concernant »
- « Raconte »
- « Dans mon mauvais rêve, tu es un tueur en série un peu psychopathe, du style le silence des agneaux, plutôt schizo en fait, avec dédoublement de la personnalité. Sauf que la Rousse et moi, on est au courant et qu’on sait comment s’exerce ta folie.

Je rectifie. La Rousse sait très bien comment s’exerce ta folie, moi je suis au courant du protocole :

  1. tu as des picotements ;
  2. ces picotements te font avoir une crise d’angoisse ;
  3. tu te sens obligé d’aller voir ta mère ;
  4. tu es tout recroquevillé ;
  5. tu es attiré sexuellement par la fille que tu vas tuer et tu souhaites la présenter à ta mère ;
  6. tu la caresses en parlant de flammes et de boules de feu ;
  7. tu la poignardes ;
  8. tu la brûles…

Sauf que ça je le sais sans pour autant que ça constitue mon rêve. Voici maintenant ce qui se passe…

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Gay pride 2006

[Photo gay pride 2006->http://aurele.zoto.com/user/lightbox/CAT.38/date-asc/0-30]

Aujourd’hui il faisait beau, il faisait chaud, et c’était la fuck pride gay pride 2006 à Paris. Et il y avait plein de gens. Tellement de gens qu’à part ceux avec qui j’étais parce qu’on avait rendez-vous, je n’ai croisé personne que je connaissais, c’est vous dire s’il y avait du monde.

J’ai croisé plein de gens bizarres. Je pense qu’ils ne sont pas tout à fait comme nous. D’après Matoo, ils font des drôles de choses. Question de culture sans doute. J’en ai profité pour prendre des photos. Plein. J’en ai trié certaines et elles sont visibles ici.

Top forme

Comme je le racontais ici, j’ai participé avec joie à la dernière randonnée de rollers parisienne du vendredi. J’y ai appris plein de choses. Qui obligent à rester modeste pour la plupart. Ou qui pourraient vexer.

Déjà, il y a plein de filles. Beaucoup plus que dans mon souvenir. Et des jolies en plus. Mention spéciale pour une superbe rousse, style anglais, un peu comme celle de « l’Auberge Espagnole Â» mais avec les cheveux longs. Je l’ai croisée quatre ou cinq fois et en suis resté hypnotisé tout autant.

Et puis il y a des vieux. Et des jeunes. Et des enrobés (mais pas trop). Et des maigrelets (mais pas trop). Et là, quels que soient l’âge, le sexe et l’aspect physique, pas question de se la pêter. Parce qu’il y en aura toujours qui patineront mieux que moi. Un qui poura s’arrêter dans un mouchoir de poche, au lieu de s’écraser illico sur le groupe devant lui. Un qui sautera sur place une fois stoppé à 50cm de hauteur pour voir s’il y a quelqu’un de sa connaissance dans les parages. Un qui danse avec un walkman sur la tête, et qui fait en rollers des pas que je serais bien incapable de faire même pieds nus.

J’ai aussi vu un nain qui patinait. Un petit nain. Et un petit garçon plus petit que le petit nain. Qui devait à peine savoir lire (le garçonnet, pas le nain).

J’ai été doublé par des vieilles. Des vraies hein, des mamies, peut-être même des arrière-grand-mères. Et sans efforts les ancêtres hein, peinardes. Pendant que je crachais mes poumons.

Enfin bon, je ne vais pas me plaindre, contrairement à la fois précédente, je suis revenu indemne et par mes propres moyens, sans passer par la double case « Ã©vacuation en ambulance Â» / Â« hôpital Â». Et entre hier et aujourd’hui, ma balance affiche fièrement une perte de deux kilogrammes (que je m’empresse de rapporter ici avant que, demain, elle ne s’aperçoive de son erreur et la compense en en ajoutant quatre).

Tout ça pour dire que j’y retournerai.

Être différent

Il y a des fois où, sans raison, j’ai envie d’être différent. Prenez ce soir par exemple : je ne trouve aucun intérêt au football ; je ne supporte plus d’entendre parler, aux informations, de la coupe du monde comme sujet principal. Alors j’ai décidé, pour ne pas faire comme tout le monde, de ne pas rester chez moi à regarder ou à bouder le match. Non, j’allais aller place de l’hôtel de ville, savourer la défaite en direct devant l’écran géant, seul au milieu de supporters déçus.

Départ de porte de Gentilly en rollers, arrivée place de l’hôtel de ville. Personne. Aucun supporter. À peine quelques cyclistes égarés. Caramba. Restant sur mon idée fixe, je repars à la recherche d’un écran géant un peu plus au nord. Après avoir tourné, je finis par dénicher un grand écran en terrasse d’un bar. Au bout de 3 minutes je craque (toujours 0 à 0, je commençais à avoir peur que l’équipe de France ne perde pas).

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Tu me manques petite conne

Tu sais quoi ? Tu me manques petite conne. J’avais fini par m’attacher à toi. Mine de rien, je pensais à toi en permanence. En y réfléchissant, tu as toujours été là quand j’avais besoin de toi, quand j’avais envie de toi. Même si, sur le long terme, tu m’as probablement fait plus de mal que de bien.

Maintenant, tu n’es plus là. C’est mieux. C’est moins bien. C’est différent. Et puis c’est moi qui ai choisi après tout.

Au fait, je te l’ai déjà dit ? Tu me manques petite conne.

Du manque de sommeil

Je suis fatigué en ce moment. Vraiment fatigué. Les réveils sont difficiles.

Ce matin, le radio-réveil sonne. France-Info. Le journal.

« Raymond Domenech attendra le dernier moment pour annoncer sa sélection pour la coupe du monde de football. Â» « Zut Â» me dis-je, « il va encore falloir attendre Â». J’ai mis un certain temps à réaliser que je ne savais pas quand était la coupe du monde, qui était Raymond Domenech (j’ai dû chercher comment on écrivait son nom) et surtout, je me suis souvenu que je m’étais toujours moqué du football comme de l’an 40.

Puis j’ai probablement somnolé, puisque j’ai rêvé. Je suis dans la ville où j’ai passé mon enfance. Je rentre dans une maison, j’y trouve un squatt. Des gens très sympas y sont entassés, des jeunes français, tunisiens et vietnamiens. Parmi eux, un petit gars très débrouillard coiffé d’un casque de spéléo passe la majeure partie de son temps dans les sous-sols de la ville car lui et une des filles doivent partir faire une école de gendarmerie en Bretagne et là-bas, pas de souterrains. Ils ont déjà préparé plein de fausses cartes de gendarme. Je pose ma veste pour boire un café pendant que le casqué va faire un tour. Et là, je m’aperçois que je ne la retrouve pas.

La fille future gendarme m’explique qu’il me l’a prise, avec tout mon argent, ma carte bleue, mes papiers d’identité. Et qu’il est comme ça. Quand je lui dis que c’est dégueulasse, qu’on causait tranquillement, elle dit que oui, pour une fois, c’est vrai, et elle lui téléphone. Il revient en me disant qu’il a dépensé tout l’argent liquide et me rend le reste de mon portefeuille. En regardant dedans, je m’aperçois qu’il n’a rien dépensé du tout et que l’argent est toujours là.

Alors qu’on discute tranquillement, il annonce qu’il a un coup de téléphone à passer. En mettant le haut-parleur, il appelle un des juges du pôle financier et se fait passer pour un informateur dans l’affaire Clearstream. Visiblement, il ne fait pas ça pour la première fois. Le juge, pensant parler à une personne bien placée d’un grand groupe, lui raconte la progression de l’enquête, avec tous les détails, c’est stupéfiant. Pendant ce temps, je lui pique certaines de ses fausses cartes de gendarme, en me disant que ça pourrait toujours servir.

Et là, je me re-réveille, en m’apercevant que la radio débite toujours, 40 minutes après s’être déclenchée, des informations sur Clearstream. Je me lève. J’aime bien ce genre de rêves loufoques.

Comme je les déteste

ces décideurs qui ont fixé la date de remise des projets au mardi 9 mai. C’était la certitude de pourrir un lundi férié de nombreuses personnes.

Luis Nieto

Qui n’a pas encore vu les réalisations de Luis Nieto, étudiant à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) ? Je n’arrive pas à décider si je préfère Carlitopolis et ses expériences sur les souris ou Oreille remplie de plumes, dont il a également composé et interprété la chanson.

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