Les piments du net

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Un blog aromatisé

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Apprendre à écrire

Vers la fin de sa presque-achevée remontée dans le temps, Kozlika écrit « Je ne me souviens pas avoir appris à lire, ni avec mon père ni toute seule. Â». Pour moi, c’est l’inverse : mon apprentissage de la lecture est un des événements de mon enfance dont je me souviens le mieux.

J’étais alors en grande section de maternelle. Mes parents m’avaient appris l’alphabet, par jeu, non pas en utilisant les soit-disant faciles « a Â», « beu Â», « ceu Â», etc. mais avec les vraies prononciations, « a Â», « bé Â», « cé Â». Nous étions en train de réaliser des petits cadeaux pour la fête des pères (vous savez, ces choses adorables que les parents ne peuvent pas jeter), j’étais assis sur une petite chaise, dans ma classe du rez-de-chaussée, face à la cour de récréation. Un large rebord courant le long de la vitre servait de longue table à quelques élèves. Pour pouvoir parler à mon institutrice, j’étais légèrement tourné vers la gauche.

« Maîtresse, comment est-ce qu’on écrit Papa ? Â»
« Alors tu écris peu a peu a. Â»
« p a p a ? p a p a ??? Mais c’est tout simple ! Â»

J’ai su, à ce moment précis, que je savais écrire et probablement lire. Dès le retour de l’école, j’ai fait une démonstration d’écriture à mes parents. Je me souviens avoir jubilé en réalisant qu’il y avait également d’autres sons, qui ne correspondaient directement pas à des lettres simples, comme le « ou Â» ou le « an Â».

Peu après, on me changeait de classe. À cinq ans, après une batterie de tests, il était décidé de me faire terminer l’année scolaire au CP. Je me souviens avoir pleuré parce que, le soir, il y avait des devoirs à faire à la maison.

ICO

On m’avait offert « ICO Â» il y a quelques années, en même temps que plein d’autres jeux pour ma Playstation 2. À l’époque, après l’avoir essayé pendant quelques minutes, j’ai décrété que le jeu me plaisait moins que les autres et l’ai laissé de côté. Seule la présence du deuxième point de sauvegarde sur une carte mémoire attestait de mon essai avorté.

L’enthousiasme de deux de mes amies gameuses pour ce jeu et pour « Shadow of the Colossus Â», du même réalisateur et de la même veine, m’a poussé à retenter l’expérience. Trouver ICO, l’insérer dans la PS2, jouer, juste un peu, seulement pour voir, j’ai plein d’autres choses à faire.

24 heures plus tard : le jeu est fini. Je suis triste. Non seulement il est splendide, mais il vient de prendre la première place haut la main dans mes critères d’ergonomie et d’utilisabilité. Imaginez donc : des commandes simples (plusieurs boutons ne sont pas utilisés) mais extrêmement puissantes, un seul type de monstre, le faible nombre d’armes (mains nues, un baton, une épée et, pour la dernière scène, une épée scintillante), l’absence de barre de vie (vous êtes vivant ou mort, et les monstres ne vous en veulent pas personnellement) et une quasi-absence de musique contribuent à une atmosphère extrêmement relaxante.

Par déformation professionnelle, j’apprécie ce qui est puissant tout en restant minimaliste. ICO est une véritable œuvre d’art dans ce domaine.

Merci à celui ou celle qui m’a offert le jeu à l’époque. Merci les filles pour la recommandation. Il ne me reste plus qu’à m’acheter « Shadow of the Colossus Â»…

Paris Carnet - XXXXIè édition

Ça avait plutôt mal commencé : arrivé vers 21h30, je me suis d’abord royalement emmerdé, comme rarement à un Paris-Carnet (et pourtant, j’évitais de venir depuis un an). Toutes les deux minutes, je me demandais ce que je faisais là, et j’essayais d’entrevoir la porte avec l’idée de m’enfuir en laissant quelques SMS pour m’excuser. Heureusement Thomas, LeJax et ma pinte d’Adelscott étaient là pour me donner une raison de rester.

Puis sont apparus, en plus des trois sus-cités, ceux qui ont sauvé ma soirée. Fûûlion déjà (c’est qu’elle grandit la gamine !), toujours aussi pêchue. Pascal ensuite, qui m’a cloué sur place en se permettant de n’être pas noir alors que je l’imaginais ainsi (merci les associations d’idées). Nawal, toujours aussi rayonnante quand elle débarque. Le capitaine, dont j’ai testé la pipe, le secret étant de ne pas avaler.

Quatre pintes et un armagnac plus tard (dans le désordre). J’aurais dû manger en fait. Le taxi, qui me ramène du 12è au 13è fait un détour par le 10è pour déposer Thomas et ça me semble tout naturel. Je me réveille en pleine nuit, avec la sensation d’être enveloppé dans du satin, dans un endroit inconnu, et de ne m’être jamais senti aussi bien. Il me faut une bonne minute pour réaliser que je suis chez moi, et qu’effectivement, mon lit est monstrueusement confortable.

Somme toute, une excellente soirée.

J’ai rencontré un Elohim

Il m’aura fallu aller jusqu’à Harajuku, un quartier de Tokyo, pour finalement rencontrer un des ces extra-terrestres dont parle Claude Vorilhon, également connu sous le nom de Rael.

Elohim

Petit détail qui cloche

Pourquoi dans Alias, seuls les héros n’ont pas de carte d’identification lorsqu’ils se trouvent dans les locaux de la CIA alors que toutes les autres personnes présentes en portent un ? Pour qu’on identifie bien qu’ils sont justement des héros ?

Comment ça ce n’est pas le détail le moins crédible de la série ?

If you go away

J’adore l'original, mais je craque aussi pour cette version par Emiliana Torrini.

L’accoucheur torturé

Dans le cadre de mes activités professionnelles, on vient régulièrement me demander mon avis sur tel ou tel point technique, ou chercher de l’aide pour trouver l’origine d’un problème. J’ai toujours eu une facilité naturelle à faire retracer par mon interlocuteur l’historique de son raisonnement afin que, dans une démarche toute socratique, il en vienne à questionner ses hypothèses et identifie de lui-même l’erreur commise.

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Les bonnes recettes de tonton Aurele

Je suppose que je ne suis pas le seul à regarder dans mon frigo et mes placards et à ne rien trouver de satisfaisant. Heureusement, il y a quelques recettes faciles à cuisiner qui changent un peu de l’ordinaire.

Prenons par exemple un paquet de parmesan en poudre en l’absence de pattes à mettre en dessous. Allez, 100g de parmesan dans un bol, une minute au micro-ondes et voici un délicieux ersatz de fondue prêt à déguster (attention, cela refroidit et durcit très vite).

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Lecture par temps de pluie

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais à Paris il fait particulièrement moche. Un temps de mars en août, de la flotte à volonté, des trottoirs impraticables pour les rollers, bref, pas top. Alors j’en profite pour faire de la pub pour quelques blogs que je lis régulièrement et qui valent le coup de faire un détour.

D’abord, il y a Un peu sur les bords, le blog de Choup’. Qu’elle a d’abord écrit en fourbe, avant qu’elle ne craque et n’en parle aux amis, petit à petit, au compte-goutte. C’est le genre de blog qui donne à la fois envie d’écrire (parce qu’elle écrit bien) et envie de ne pas écrire (parce qu’elle écrit vraiment très bien). J’espère qu’elle continuera longtemps, en tout cas je ne m’en lasse pas.

J’ai déjà parlé du blog Médiocre de BabOOn, qui met de bonne humeur. Tout change, rien ne change, ça reste toujours aussi raffraichissant.

Sur Blogouine, Marie-Séraphine étale ses états d’âme. Elle est parfois dûre à suivre, mais c’est ce qui fait son charme, non ?

Et plus sérieux, le blog d'un inspecteur du travail nous fait découvrir le monde de l’entreprise d’un autre œil. Et ce n’est pas toujours reluisant.

Bonne lecture !

Sur les bords du canal Saint-Martin

Imaginez une pizzeria dans laquelle vous pourriez choisir entre une pizza aux huit fromages, une pizza au magret de canard, une pizza à la paëlla ou bien d’autres.

Imaginez que cette pizzeria soit située à Paris, à deux pas du canal Saint-Martin ; imaginez qu’on vous invite à attendre le long du canal plutôt que de vous enfermer dans la salle à manger.

Imaginez qu’on vous y donne un ballon permettant de vous repérer de loin et qu’on vous livre en vélo vos pizzas tout juste sorties du four.

Imaginez qu’en plus ces pizzas soient succulentes, avec une pâte fine.

Figurez vous que cette pizzeria existe ; le « Pink Flamingo Â» se trouve au 67 rue Bichat à Paris.

Bon appétit !

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