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	<title>Les piments du net &#187; Liqueur d&#8217;ange</title>
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	<description>Un blog aromatisé</description>
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		<title>Ruptures</title>
		<link>http://www.piments.net/2008/06/24/ruptures/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 16:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques gastronomiques]]></category>
		<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a dans la vie des ruptures que l&#8217;on connait de l&#8217;intérieur. De celles-ci, je ne parlerai pas, à chacun les siennes.
Il y a dans la vie des ruptures que l&#8217;on suit de l&#8217;extérieur. Durant la fête de la musique 2007, j&#8217;ai découvert un groupe, Belka Brain, et sa chanteuse Muriel. C&#8217;était sympathique.
Fin 2007, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a dans la vie des ruptures que l&#8217;on connait de l&#8217;intérieur. De celles-ci, je ne parlerai pas, à chacun les siennes.</p>
<p>Il y a dans la vie des ruptures que l&#8217;on suit de l&#8217;extérieur. Durant la fête de la musique 2007, j&#8217;ai découvert un groupe, Belka Brain, et sa chanteuse Muriel. C&#8217;était sympathique.</p>
<p>Fin 2007, Muriel et Belka Brain ont choisi de suivre des chemins différents. Elle choisissait une carrière solo&nbsp;; ils choisissaient de recruter une nouvelle chanteuse par Internet.</p>
<p>Durant la fête de la musique 2008, j&#8217;ai assisté au premier concert solo de <a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&#038;friendid=87948242" title="Muriel">Muriel</a>, seule sur scène avec sa guitare folk. Elle était bien meilleure ainsi qu&#8217;avec son ancien groupe.</p>
<p>Durant la fête de la musique 2008, j&#8217;ai assisté à un concert de Morendo, l&#8217;ancien groupe de Muriel, avec leur nouvelle chanteuse, Margaux. Ils étaient bien meilleurs ainsi qu&#8217;avec Muriel.</p>
<p>Pour que vous puissiez juger par vous-même, je posterai les prochaines dates de l&#8217;une et des autres dès que je les connaitrai. Il ne faudra pas les rater.</p>
<p>Certaines ruptures font décidément plus de bien que d&#8217;autres.</p>
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		<title>Retour à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Aug 2007 10:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[Le retour à Paris depuis Munich nous a rappelé (un peu tard) deux principes que nous nous étions fixés mais que nous avons joyeusement ignorés&#160;:

Il ne faut pas faire de stop à l&#8217;entrée d&#8217;un boulevard périphérique. Il nous a fallu un peu plus de deux heures pour être pris à une entrée de rocade à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le retour à Paris depuis Munich nous a rappelé (un peu tard) deux principes que nous nous étions fixés mais que nous avons joyeusement ignorés&nbsp;:</p>
<ol>
<li>Il ne <strong>faut pas</strong> faire de stop à l&#8217;entrée d&#8217;un boulevard périphérique. Il nous a fallu un peu plus de deux heures pour être pris à une entrée de rocade à Munich avant de pouvoir rejoindre l&#8217;autoroute.</li>
<li><strong>En aucun cas</strong> il ne faut accepter de descendre (d&#8217;un gros camion) sur une bande d&#8217;arrêt d&#8217;urgence en espérant rejoindre une entrée de l&#8217;autoroute. Nous nous trouvions à une grosse intersection d&#8217;autoroutes, et notre seule possibilité a été de nous faire ramener à une aire de repos après avoir fait extrêmement attention à ne pas nous faire écraser.</li>
</ol>
<p><span id="more-168"></span></p>
<p>À part ça, le retour de Munich fut très fun et très épique. Nous avons rencontré tour à tour un jeune couple, un vieux beau qui ne décrochait pas un mot dans une voiture superbe et qui nous a déposé à un endroit parfait, une jeune femme qui conduisait mal, une ancienne hippie auto-stoppeuse et ses deux enfants (un ado et 6 ans) qui essayait de dissuader son plus vieux de faire du stop pour voyager mais qui l&#8217;enviait en même temps, un camionneur et son 38 tonnes, un jeune qui a fait un détour pour nous déposer au meilleur endroit possible, un expert comptable dans une Audi A8 qui roulait à 250km/h et donnait l&#8217;impression d&#8217;aller à 90 et Alex, un livreur russe travaillant à Paris croisé à Saarbrücken, qui nous a ramené jusqu&#8217;à chez nous en passant par le Luxembourg et la Belgique pour éviter les péages et minimiser la proportion de routes nationales, tassés sur un seul siège pour nous deux pendant 5 heures.</p>
<p>Si on ajoute à cela la mort (et la résurrection) de notre marqueur et la perte des feuilles nous servant à indiquer les directions, on obtient une excellente journée, certes un peu longue (on est partis à 8h40 pour arriver à 1h00) mais riche en péripéties. C&#8217;est maintenant l&#8217;heure du bilan&nbsp;:</p>
<ul>
<li>Distance parcourue&nbsp;: plus de 3500&nbsp;km</li>
<li>Distance parcourue en stop&nbsp;: 2400&nbsp;km</li>
<li>Coût total des trajets&nbsp;: 58€ par personne (45€ de train, 13€ de car)</li>
<li>Temps habituel d&#8217;attente à l&#8217;entrée des autoroutes ou sur les aires de repos&nbsp;: une vingtaine de minutes</li>
</ul>
<p>De tout cela, je ne tire qu&#8217;une conclusion&nbsp;: <strong>le stop, ça marche&nbsp;!</strong></p>
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		<title>Hongrie &amp; co.</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Aug 2007 10:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[Finalement, prendre le car pour Budapest fut un peu plus compliqué que nous l&#8217;imaginions. À la gare de bus, nous avons rencontré deux français, baroudeurs comme nous, à qui des prix identiques (moins de 3€) ainsi que des conditions similaires (tickets à prendre dans le car) avaient été annoncés. Lorsque le car (extrêmement luxueux) est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Finalement, prendre le car pour Budapest fut un peu plus compliqué que nous l&#8217;imaginions. À la gare de bus, nous avons rencontré deux français, baroudeurs comme nous, à qui des prix identiques (moins de 3€) ainsi que des conditions similaires (tickets à prendre dans le car) avaient été annoncés. Lorsque le car (extrêmement luxueux) est arrivé, nous avons eu une surprise&nbsp;: la plupart des passagers disposaient déjà d&#8217;un billet, qu&#8217;il fallait prendre auprès d&#8217;une agence tierce. Nous avons eu de la chance&nbsp;: alors que l&#8217;hôtesse ne voulait pas nous laisser monter, le chauffeur lui a dit de nous donner deux des quelques places libres et de nous établir des billets. Ils étaient bien à moins de 3€, et <a href="http://sur-les-bords.eu.org" title="Choup'">Choup'</a>, avec son insolente jeunesse, a même eu droit sur ce tarif à une réduction de 10%.</p>
<p>Arrivés à Budapest, nous avons vu une inscription «&nbsp;Camping: 400m&nbsp;». N&#8217;écoutant que notre courage (et notre flemme), nous nous y sommes rendus. Nous avons atterri au «&nbsp;Bikercamp&nbsp;», un camping établi dans le jardin d&#8217;un pavillon, pouvant accueillir au maximum une quinzaine de tentes. Pour environ 12€ la nuit pour deux, nous pouvions bénéficier d&#8217;une connexion Internet gratuite, de sanitaires et de douches impeccables, d&#8217;un réfrigérateur pour mettre notre nourriture, d&#8217;une réserve de boissons à prix coûtant (avec un tableau pour inscrire ce que chacun prenait) et de plans et descriptifs de la ville et des activités de saison en français. Bingo, on reste.</p>
<p><span id="more-167"></span></p>
<p>Budapest est une ville très impressionnante&nbsp;: la construction du centre s&#8217;est faite très rapidement, en 40 ou 50 ans, après une inondation massive. Résultat, la ville est très structurée, avec de grandes artères et des bâtiments gigantesques. Le parlement notamment est un chef d&#8217;&oelig;uvre architectural. Il est amusant de voir comme les pays entrés récemment dans l&#8217;Europe se sentent européens&nbsp;; la visite du parlement est gratuite pour les citoyens de l&#8217;union européenne. Par chance, nous sommes tombés à une période d&#8217;intenses célébrations&nbsp;: le dimanche de notre arrivée était suivi de la grande fête nationale le lundi. De concours de pilotage d&#8217;avions au dessus du Danube à la préparation des scènes de concert, c&#8217;était la fête dans toute la ville.</p>
<p>Mais ce que j&#8217;ai préféré à Budapest, ce sont les thermes. Ceux où nous sommes allés étaient installés dans un immense bâtiment et nous ont permis d&#8217;alterner bains à 30°, 34°, 36° ou 38°, avec ou sans additif dans l&#8217;eau (dont je n&#8217;ai aucune idée de ce qu&#8217;il est ni de ses vertus), sauna à 55° suivi de bain à 16°, hammam, piscine extérieure, jaccuzzi, passages avec du courant artificiel, etc. Un vrai bonheur. Notre plus grande surprise a été de découvrir un bassin avec des accessoires en mousse ressemblant à de petites haltères. Nous avons compris au bout d&#8217;un moment qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;accessoires de gymnastique aquatique. C&#8217;est à ce moment qu&#8217;<em>elle</em> est entrée dans la pièce&#8230;</p>
<p>Habillée comme un prof d&#8217;aérobic, il s&#8217;est avéré qu&#8217;elle était&#8230; prof d&#8217;aérobic. En Hongrois, elle a fait signe aux six personnes se trouvant dans le bassin (dont nous, deux jeunes et deux vieux) de marcher en rond dans l&#8217;eau en faisant des mouvements précis. Et c&#8217;était parti pour le cours d&#8217;aérobic surprise, avec exercices variés. Nous y avons eu droit pendant trois quarts d&#8217;heure, sans pouvoir nous empêcher d&#8217;en rire en se demandant ce que nous faisions là. Bref, une surprenante après-midi.</p>
<p>Le lendemain matin nous trouve réveillé avant que nos alarmes ne sonnent à 9h pour prendre la route. Il est trop tard dans notre voyage pour continuer, donc nous décidons de rentrer doucement en passant par Vienne. Les choses étant ce qu&#8217;elles sont, c&#8217;est à 14h que nous commençons à faire du stop en direction de Györ et de Vienne.</p>
<p>Au bout de 25 minutes, une camioniette s&#8217;arrête et nous emporte jusqu&#8217;à Györ, pour un trajet de 120km. Tout heureux d&#8217;avoir fait si vite, nous recommençons après une pause casse-croûte à attendre à la sortie d&#8217;une aire d&#8217;autoroute dans l&#8217;espoir d&#8217;arriver à Vienne quelques heures plus tard, il ne nous reste que 120km à faire, nous sommes déjà à mi-chemin.</p>
<p>Cette fois, c&#8217;est presque 1h30 qu&#8217;il nous faudra attendre, mais ça valait le coup. L&#8217;automobiliste qui nous a pris passait bien à Vienne, mais allait en Allemagne. À Munich plus précisément. Munich, ça tombe bien, nous y avons fait la fête il y a une dizaine de jours, autant y retourner, nous pouvons y loger facilement. C&#8217;est donc d&#8217;une traite (avec 5 minutes de pause en Autriche pour faire le plein d&#8217;essence) que nous nous rendons de Györ en Hongrie à Munich en Allemagne, soit 560km au lieu des 120km anticipés. Le strasbourgeois viendra nous récupérer à Dachau, à 15km de chez lui, pour qu&#8217;on puisse à nouveau user son canapé et boire ses bières.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, pause, et demain nous repartons vers la France, sans savoir dans combien de temps nous serons rentrés à Paris.</p>
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		<title>Suite du voyage</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 14:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, Munich ne fut pas très reposant. Il faut dire que nous y avons retrouvé le Strasbourgeois, un ami de longue date qui habite sur place. Et le Strasbourgeois connaît bien les bars de Munich. Et là où trouver de la saucisse (sans jeu de mots). Et qu&#8217;un autre ami, David, habitait un peu plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bon, Munich ne fut pas très reposant. Il faut dire que nous y avons retrouvé le <em>Strasbourgeois</em>, un ami de longue date qui habite sur place. Et le Strasbourgeois connaît bien les bars de Munich. Et là où trouver de la saucisse (sans jeu de mots). Et qu&#8217;un autre ami, David, habitait un peu plus au nord et nous a rejoint pour faire la fête le week-end. Bilan des courses&nbsp;: de grosses fêtes, très chouettes mais fatigantes. Et le dimanche en fin d&#8217;après-midi il nous a fallu repartir.</p>
<p><span id="more-166"></span></p>
<p>David nous a emmené en voiture à Regensburg où nous pensions trouver un camping pour passer la nuit avant de repartir en stop vers Prague. Bien sûr, une fois sur place, nous avons découvert un camping complet sans possibilité d&#8217;y dormir. Pas grave. Après avoir mangé (des saucisses) en ville et visité, nous avons trouvé, une fois la nuit tombée, un bout de dessous de pont près du Danube qui présentait l&#8217;avantage de se situer près de l&#8217;entrée de l&#8217;autoroute pour l&#8217;est.</p>
<p>Après une nuit passée à la belle étoile et un réveil qui nous a surpris dans une brume épaisse (et des affaires humides), nous avons  eu le plaisir de goûter à un café confectionné à l&#8217;aide de notre fabuleux réchaud Butagaz&trade;. &Agrave; 6h45, nous étions d&#8217;attaque avec nos petits panneaux de cartons faits avec amour (et un feutre noir). Au bout d&#8217;un peu plus de deux heures, une voiture s&#8217;arrête. Un homme d&#8217;une trentaine d&#8217;années, policier militaire, revenu de plusieurs campagnes en Afghanistan, nous emmène jusqu&#8217;à une aire d&#8217;autoroute 60 kilomètres plus loin. Enfin après un faux départ pour que <a href="http://sur-les-bords.eu.org/">ma camarade de voyage</a> puisse récupérer le sac avec tous ses papiers et sa carte bleue oublié au bord de la route. Notre chauffeur nous explique que sa femme n&#8217;aime pas qu&#8217;il prenne des autostoppeurs parce que c&#8217;est risqué mais qu&#8217;il était rassuré par nos gros sacs&nbsp;: des tueurs en série ne s&#8217;encombreraient peut-être pas de sacs énormes desquels dépassent des tentes, duvets et gourdes.</p>
<p>S&#8217;il y en a bien un qui n&#8217;écoutait pas sa femme, c&#8217;est bien l&#8217;automobiliste qui nous a pris ensuite après une attente d&#8217;une heure. Il se rendait avec sa chère et tendre en République Tchèque, à Marienbad, et nous propose avec des gestes de nous embarquer. La dame à l&#8217;avant à l&#8217;air tout à fait contre l&#8217;idée et le manifeste clairement par une moue réprobatrice lorsque nous montons dans la voiture, mais nous avons besoin d&#8217;avancer.</p>
<p>Une fois la frontière passée, c&#8217;est une autre paire de manches. Nous nous apercevons que non seulement il nous est totalement impossible de communiquer (y compris d&#8217;obtenir une réponse à une question simple comme &laquo;&nbsp;Où sommes-nous&nbsp;?&nbsp;&raquo; en pointant la carte), mais en plus la route qu&#8217;ils suivent n&#8217;est absolument pas celle de Marienbad. Mais elle va plutôt dans la bonne direction, donc nous continuons avec eux. Un peu plus tard, ils nous déposent sur une route nationale à une trentaine de kilomètres de Plzeň, et là nous commençons à nous dire que nous devrons probablement trouver un coin où dormir car les seules voitures qui passent dans les premières minutes nous font des signes pour nous indiquer que nous sommes probablement dérangés.</p>
<p>Heureusement, au bout de 15 minutes, une camionette s&#8217;arrête au bord de la route et le jeune chauffeur nous fait signe d&#8217;embarquer. Il s&#8217;agit d&#8217;un livreur, qui visiblement apporte à des vétérinaires des médicaments et des détecteurs de radar&nbsp;(!), détecteurs dont nous constatons d&#8217;ailleurs l&#8217;efficacité sur l&#8217;autoroute qui nous amène vers Prague. Après avoir fait les livraisons avec lui et communiqué par gestes étant donné qu&#8217;il ne parlait que tchèque, langue dont nous ne connaissons aucun mot, il nous dépose en banlieue de Prague où nous nous précipitons dans le premier hôtel que nous trouvons. &Agrave; 20€ la nuit par personne (c&#8217;est un hôtel assez luxueux), cela nous permettra de récupérer de notre nuit en plein air.</p>
<p>Prague&#8230; Ceux qui connaissaient savent ce qu&#8217;on peut en dire, ceux qui ne connaissaient pas doivent absolument remédier à cela au plus vite. C&#8217;est probablement la plus belle ville que j&#8217;ai vue pour l&#8217;instant. Alors qu&#8217;on se dit qu&#8217;on vient de voir la vue la plus admirable possible, on se retourne et on change d&#8217;avis immédiatement. Et c&#8217;est tout le temps comme ça. &Agrave; tel point qu&#8217;on a prolongé notre séjour sur place et que n&#8217;en sommes partis que 3 jours plus tard.</p>
<p>En stop&nbsp;? Non, pour 10€ un bus Mercédès très confortable nous emmène à Bratislava, en Slovaquie, en 4h30 de voyage. Cela serait dommage de se priver. Une fois arrivés à Bratislava, nous nous rendons en comparant les noms d&#8217;arrêts de tramway de manière assez approximative au seul camping de la ville. Nous avons deux tentes, cela va nous permettre d&#8217;être un peu chacun chez soi pour les deux jours que nous avons prévu d&#8217;y passer.</p>
<p>Première surprise&nbsp;: le camping se trouve au bord d&#8217;un lac. Et vu la chaleur et le soleil, ce n&#8217;est pas l&#8217;envie de nous baigner qui nous manque. Mais d&#8217;abord, il faut monter les tentes.</p>
<p>Deuxième surprise&nbsp;: tenant probablement à défendre sa réputation de jeune fille tête en l&#8217;air, <a href="http://sur-les-bords.eu.org/">ma charmante co-voyageuse</a> n&#8217;a pas vérifié la tente qu&#8217;elle a récupérée dans sa famille. Tente qu&#8217;elle a déjà promené sur 1500 kilomètres pendant ces vacances. Tente dont il s&#8217;avère qu&#8217;elle n&#8217;a ni arceaux ni sardines. Pas grave, on va se tasser dans ma tente toute neuve achetée la veille du départ et qui a un avantage énorme&nbsp;: elle est utilisable.</p>
<p>L&#8217;eau du lac est très agréable. La ville est très agréable. La vie n&#8217;y est pas chère (une pinte de bière coûte bien moins d&#8217;un euro, les Camel sont à 2€20 le paquet, les plats au restaurant reviennent entre 2€ et 4€ sauf si on choisit un endroit fait uniquement pour les touristes fortunés), il y fait très beau. On a finalement décidé d&#8217;y rester trois jours plutôt que deux. Nous repartons normalement dimanche vers Budapest. En stop&nbsp;? Non, encore en bus. Sauf erreur de notre part ou de la compagnie auprès de laquelle nous venons de nous renseigner, le tarif est de 5,28€. Par personne&nbsp;? Non non, pour nous deux.</p>
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		<title>Départ vers l&#8217;Est</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Aug 2007 11:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[On avait initialement décidé de partir en stop de Paris. Les dieux en avaient décidé autrement. Et les dieux, ils sont vachement forts pour contrarier les plans des humains. Alors après un mardi après-midi à chercher le bon spot pour partir à l&#8217;Est, on a laissé tomber avec dans l&#8217;idée de prendre un train pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On avait initialement décidé de partir en stop de Paris. Les dieux en avaient décidé autrement. Et les dieux, ils sont vachement forts pour contrarier les plans des humains. Alors après un mardi après-midi à chercher le bon spot pour partir à l&#8217;Est, on a laissé tomber avec dans l&#8217;idée de prendre un train pour Strasbourg et continuer en stop de là-bas.</p>
<p>Mais les dieux ont de la suite dans les idées. Ils se sont tout d&#8217;abord arrangés pour que tous les trains soient complets le mardi soir. Alors on s&#8217;est replié sur mercredi matin. Les dieux nous ont fait, bien entendu, rater le train. Mais une demi-heure après, nous avons pu embarquer et prendre notre revanche.</p>
<p><span id="more-165"></span></p>
<p>Strasbourg, nous voila. Un petit tramway jusqu&#8217;au bus, un petit bus sur quelques kilomètres histoire de traverser le frontière, et c&#8217;est parti, on tend le pouce à l&#8217;entrée d&#8217;une station service avec notre petit panneau «&nbsp;Karlsruhe&nbsp;Stuttgart&nbsp;München&nbsp;». 30 minutes, rien. 45 minutes, toujours rien. Oh, les gens nous sourient, mais ne nous prennent pas. C&#8217;est alors que deux jeunes Estoniennes en short ras-la-touffe décident de se placer 50 mètres avant nous. Et là, coup de bol&nbsp;: un homme nous fait signe, et nous embarque tous les 4. Il ne parle qu&#8217;Allemand. Je n&#8217;ai pas parlé Allemand depuis 15 ans. Nous avons toutefois réussi à avoir un semblant de conversation pendant les deux heures où nous nous sommes trouvés ensemble.</p>
<p>Il dépose les Estoniennes (qui rentrent en fait à la maison) quelques kilomètres plus loin, et nous dépose sur une aire d&#8217;autoroute près de Stuttgart. Déjà, on a pu constater que les allemands boivent beaucoup de bière, même sur les aires d&#8217;autoroute, tout le monde a sa bouteille ou sa pinte dans les restaurants. Tranquillement posés sous un paravent pour éviter la pluie, nous avons la surprise de voir notre repas interrompu par une jolie petite blonde et un jeune homme très propre sur lui surgis d&#8217;une Mercédès haut-de-gamme&nbsp;: «&nbsp;Police, sprechen Sie Deutsch, do you speak English, do you have any drugs, marijuana?&nbsp;». Le look d&#8217;auto-stoppeur ne doit pas aider dans ces cas là, mais bon, après une vérification rapide des papiers et une fouille succinte des sacs, ils sont repartis en nous souhaitant bonne route.</p>
<p>Après un café, c&#8217;est de nouveau l&#8217;heure du départ&nbsp;: on se poste à la sortie de l&#8217;aire de repos, et là, après une trentaine de minutes, une charmante jeune fille s&#8217;arrête à notre niveau et nous explique en excellent anglais qu&#8217;elle ne va pas à Munich mais près d&#8217;Augsburg, à une soixantaine de kilomètres environ. Nous embarquons avec Angela, avec qui nous discutons tout le long du trajet. Elle-même fait parfois du stop, et trouve tout naturel de prendre des <em>Mitfahrer</em> lorsqu&#8217;elle le peut. Elle nous laisse près de l&#8217;autoroute au niveau de Dasing. Et là, deuxième miracle.</p>
<p>On s&#8217;approche d&#8217;un automobiliste arrêté près d&#8217;une station service pour lui demander où nous devrions nous positionner pour faire du stop. Il regarde notre panneau, et nous dit qu&#8217;il nous y emmène. Dans la voiture, il nous demande des précisions sur le lieu que nous voulons rejoindre. Ça tombe bien, on a un pote à Munich et son adresse. Je lui indique le quartier, et il me montre le GPS en disant «&nbsp;on va rentrer l&#8217;adresse directement là-dedans&nbsp;». Bien, très bien, je lui donne l&#8217;adresse exacte, nous partons&#8230; et 60 kilomètres plus tard, nous voici au pied de l&#8217;immeuble de notre ami. La vie est belle.</p>
<p>Strasbourg-Munich en 8 heures de stop, nous sommes heureux, épuisés, mais quelques bières nous permettent de nous requinquer. Nous allons rester quelques jours ici, histoire d&#8217;y passer le week-end, puis nous reprenons notre voyage.</p>
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		<title>Et c&#8217;est parti !</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Aug 2007 05:09:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>
		<category><![CDATA[Purée aux oignons]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans quelques heures, on part à l&#8217;aventure. Depuis Paris. Vers l&#8217;Est. En stop.
De retour dans 3 semaines environ.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans quelques heures, on part à l&#8217;aventure. Depuis Paris. Vers l&#8217;Est. En stop.</p>
<p>De retour dans 3 semaines environ.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Petites histoires de printemps</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2007 08:17:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>
		<category><![CDATA[Purée aux oignons]]></category>

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		<description><![CDATA[Vu/entendu/rapporté cette semaine :

- j&#8217;ai voté Bayrou, en espérant qu&#8217;il tiendra ses promesses
- mais pourquoi tu n&#8217;as pas voté Ségolène finalement ?
- j&#8217;ai relu ses déclarations sur l&#8217;encadrement des jeunes délinquants par les militaires et je n&#8217;ai pas pu
- mais elle ne le fera jamais
- pardon ?
- elle a dit beaucoup de conneries, mais elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vu/entendu/rapporté cette semaine :</p>
<blockquote><p>
- j&#8217;ai voté Bayrou, en espérant qu&#8217;il tiendra ses promesses<br />
- mais pourquoi tu n&#8217;as pas voté Ségolène finalement ?<br />
- j&#8217;ai relu ses déclarations sur l&#8217;encadrement des jeunes délinquants par les militaires et je n&#8217;ai pas pu<br />
- mais elle ne le fera jamais<br />
- pardon ?<br />
- elle a dit beaucoup de conneries, mais elle ne les appliquera jamais<br />
- donc tu as voté pour elle en espérant qu&#8217;elle n&#8217;applique pas son programme ?<br />
- bah oui
</p></blockquote>
<p>Ainsi que :</p>
<blockquote><p>
- il était long le contrôle d&#8217;anthropologie culturelle<br />
- tu as choisi quel sujet ?<br />
- il ne fallait pas traiter les trois ???
</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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		<title>Sur les bords du canal Saint-Martin</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Aug 2006 12:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques gastronomiques]]></category>
		<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[Imaginez une pizzeria dans laquelle vous pourriez choisir entre une pizza aux huit fromages, une pizza au magret de canard, une pizza à la paëlla ou bien d&#8217;autres.
Imaginez que cette pizzeria soit située à Paris, à deux pas du canal Saint-Martin&#160;; imaginez qu&#8217;on vous invite à attendre le long du canal plutôt que de vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginez une pizzeria dans laquelle vous pourriez choisir entre une pizza aux huit fromages, une pizza au magret de canard, une pizza à la paëlla ou bien d&#8217;autres.</p>
<p>Imaginez que cette pizzeria soit située à Paris, à deux pas du canal Saint-Martin&nbsp;; imaginez qu&#8217;on vous invite à attendre le long du canal plutôt que de vous enfermer dans la salle à manger.</p>
<p>Imaginez qu&#8217;on vous y donne un ballon permettant de vous repérer de loin et qu&#8217;on vous livre en vélo vos pizzas tout juste sorties du four.</p>
<p>Imaginez qu&#8217;en plus ces pizzas soient succulentes, avec une pâte fine.</p>
<p>Figurez vous que cette pizzeria existe&nbsp;; le «&nbsp;Pink Flamingo&nbsp;» se trouve au 67 rue Bichat à Paris.</p>
<p>Bon appétit&nbsp;!</p>
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		<title>Résurrection</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Aug 2006 11:04:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>

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		<description><![CDATA[La première fois, c&#8217;était il y a un peu plus de neuf ans, lors de mon anniversaire. J&#8217;étais un peu anxieux, ne sachant pas si je serais à la hauteur ou si je m&#8217;y montrerais ridicule. L&#8217;excitation de ma compagne de l&#8217;époque, pour qui c&#8217;était également la première fois, et l&#8217;insistance de mon meilleur ami [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La première fois, c&#8217;était il y a un peu plus de neuf ans, lors de mon anniversaire. J&#8217;étais un peu anxieux, ne sachant pas si je serais à la hauteur ou si je m&#8217;y montrerais ridicule. L&#8217;excitation de ma compagne de l&#8217;époque, pour qui c&#8217;était également la première fois, et l&#8217;insistance de mon meilleur ami qui n&#8217;avait de cesse de me dire comme c&#8217;était bon ont achevé de me convaincre. Je l&#8217;ai fait. J&#8217;ai aimé. C&#8217;est rapidement devenu une véritable drogue.</p>
<p><span id="more-134"></span></p>
<p>Dans les premiers temps, j&#8217;étais insatiable, moins de trois fois par semaine et j&#8217;étais en manque. Puis,  l&#8217;habitude s&#8217;installant, j&#8217;ai ralenti le rythme. Petit à petit, sans que je m&#8217;en aperçoive, cela n&#8217;arrivait plus qu&#8217;une fois par semaine, puis une fois par mois. J&#8217;ai passé un an et demi sans même y penser. Ma tendre moitié en était toute étonnée mais ne me faisait pas de remarques. J&#8217;ai même l&#8217;impression que ça l&#8217;arrangeait, qu&#8217;elle préférait que je passe mes nuits à dormir tranquillement à ses côtés plutôt qu&#8217;à «&nbsp;faire du sport&nbsp;» comme j&#8217;aimais à le dire.</p>
<p>Il y a deux ans, j&#8217;ai changé de petite amie. La nouvelle adorait ça, gare à moi si je laissais passer une occasion, les sirènes se déclenchaient et le leitmotiv reprenait, incessant&nbsp;: «&nbsp;Aurele, quand est-ce qu&#8217;on recommence&nbsp;? Aurele, ça fait longtemps, j&#8217;ai envie. Aurele, allez, dis, ce soir, s&#8217;il-te-plaît&#8230;&nbsp;». N&#8217;importe quel prétexte était bon, n&#8217;importe quel événement aussi insignifiant soit-il nécessitait qu&#8217;on passe une nouvelle nuit blanche, qu&#8217;on termine en sueur, souillés, fatigués, mais heureux de profiter des premiers rayons du soleil qui habillaient la ville encore endormie.</p>
<p>La dernière fois, c&#8217;était samedi dernier. À quatre, ce qui m&#8217;arrive assez rarement pour tout avouer. Ce sont les filles qui ont proposé, et nous étions partants, bien entendu. Pour l&#8217;une d&#8217;elles, c&#8217;était seulement la deuxième fois. Lors de son initiation, il y a deux ans, je l&#8217;avais trouvée à l&#8217;aise, détendue, ça me faisait plaisir qu&#8217;on remette ça.</p>
<p>Lorsque la nuit s&#8217;est achevée, nous avons regardé ensemble les premières lueurs du jour, nous avons écouté les oiseaux chanter dans Paris, nous avions tous les quatre le sourire aux lèvres. On sait que c&#8217;est terminé, on sait qu&#8217;il faudra attendre avant de recommencer, qu&#8217;il faudra se reposer, reprendre des forces, mais c&#8217;est peut-être le moment que je préfère.</p>
<p>Comme l&#8217;écrivait si bien <a href="http://sur-les-bords.eu.org/" title="Un peu sur les bords">un de mes auteurs favoris</a> à qui j&#8217;ai emprunté ce titre&nbsp;: «&nbsp;<a href="http://sur-les-bords.eu.org/2006/06/29/resurrection/" title="sortir des catacombes c'est renaître au monde">sortir des catacombes c'est renaître au monde</a>&nbsp;».</p>
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		<title>Un lundi dans ma cuisine</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Apr 2006 16:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Liqueur d'ange]]></category>
		<category><![CDATA[Petites madeleines]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai une âme d&#8217;explorateur. De temps en temps. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai rangé ma cuisine. Et j&#8217;ai besoin d&#8217;aide&#160;!

Pour mieux comprendre, il faut retourner un peu en arrière. J&#8217;ai vécu plusieurs années dans cet appartement avec un charmant elfe de maison qui avait tendance à accumuler tout ce qu&#8217;il pouvait&#160;: «&#160;Oh, une boîte en carton, à coup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai une âme d&#8217;explorateur. De temps en temps. Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai rangé ma cuisine. <strong>Et j&#8217;ai besoin d&#8217;aide&nbsp;!</strong></p>
<p><span id="more-120"></span></p>
<p>Pour mieux comprendre, il faut retourner un peu en arrière. J&#8217;ai vécu plusieurs années dans cet appartement avec un charmant elfe de maison qui avait tendance à accumuler tout ce qu&#8217;il pouvait&nbsp;: «&nbsp;Oh, une boîte en carton, à coup sûr je pourrai la réutiliser dans quelques années&nbsp;!&nbsp;». Quelques temps après, l&#8217;elfe de maison a été remplacé par un non moins charmant gobelin bordélique&nbsp;:«&nbsp;Y&#8217;a bon gâteau, moi lâcher emballage par terre, à côté des fringues que j&#8217;ai laissées là avant d&#8217;aller prendre un bain&nbsp;».</p>
<p>J&#8217;ai d&#8217;ailleurs toujours admiré les femmes de ménage successives que j&#8217;ai employées pour leur capacité à évoluer dans des cartons plein de cartons eux-mêmes plein de cartons eux-mêmes plein de bocaux de forme et de taille diverses ainsi que par leur sens de l&#8217;orientation leur permettant de ne pas se perdre dans le fatras de l&#8217;appartement. La dernière d&#8217;entre elles était une perle, qui rangeait chaque chose à sa place, toujours de bonne humeur.</p>
<p>Mais voila, je pense qu&#8217;elle a fait une dépression. Parce qu&#8217;un beau jour, l&#8217;association qui me servait d&#8217;intermédiaire m&#8217;a prévenu qu&#8217;elle ne viendrait plus, qu&#8217;elle avait démissionné pour une raison inconnue. Aujourd&#8217;hui je vis seul, mais j&#8217;ai encore des cartons et des bocaux laissés par mon elfe et du bazar sous la table, dans la chambre, dans la salle de bains, etc. laissé par mon gobelin. Et plus de femme de ménage donc.</p>
<p>Comme j&#8217;avais commencé à l&#8217;écrire avant que vous ne m&#8217;interrompiez, j&#8217;ai profité du lundi de Pâques pour ranger ma cuisine. Ranger comme dans ranger hein, avec grand nettoyage, élimination de plus d&#8217;une centaine de bouteilles en verre vides, jettage de tout ustensile dont je ne comprenais pas l&#8217;usage (ce qui en fait un certain nombre), classement des condiments retrouvés éparpillés un peu partout. Bref, ça m&#8217;a pris trois heures et ce n&#8217;est pas complètement terminé.</p>
<p>À cette occasion, j&#8217;ai compris que le plateau bizarroïde qui traînait depuis plus de deux ans à côté des plaques électriques était probablement un moule à tarte. Ça m&#8217;a rappelé que certaines personnes faisaient des tartes eux-mêmes, qu&#8217;on ne les trouvait pas uniquement déjà façonnées dans les magasins. Ça m&#8217;a presque donné envie d&#8217;essayer. J&#8217;ai aussi retrouvé une chemise, une caisse pour faire dormir le chat, un plumeau, une cruche.</p>
<p>J&#8217;ai également ouvert un placard auquel je n&#8217;accède jamais. Et là, j&#8217;ai découvert une véritable caverne d&#8217;Ali-Baba. Des bocaux, des boîtes, d&#8217;autres bocaux, d&#8217;autres boîtes, des couvercles, encore des bocaux, encore des boîtes. Je ferais bien un nettoyage par le vide, au moins partiel, mais j&#8217;ai peur que mon elfe ne me jette un sort depuis l&#8217;autre bout du monde. J&#8217;ai aussi retrouvé des papiers, dans un des placards de la cuisine, avec des relevés divers appartenant au gobelin bordélique. Allez comprendre comment ils étaient arrivés là.</p>
<p>Bref, tout ça pour dire que j&#8217;ai besoin de votre aide. Dans la cuisine sus-citée, il y a des murs. Recouverts de peinture blanche (enfin pas vraiment blanche, vous voyez, mais je suis un mec, je peux reconnaître quatre couleurs grand maximum, si je dis «&nbsp;écrue&nbsp;», ça veut dire quelque chose ou pas&nbsp;? Et beige sinon&nbsp;?). Et bon, je voudrais les lessiver (c&#8217;est comme ça qu&#8217;on dit&nbsp;?). Et je ne sais pas du tout, mais du tout, ce qu&#8217;il faut faire. J&#8217;ai l&#8217;impression que si je frotte avec une éponge, toute la peinture va partir. Il faut mettre du produit ou pas&nbsp;? Frotter avec le côté qui fait mal quand on l&#8217;utilise sur son nez&nbsp;? À l&#8217;aide&nbsp;!</p>
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