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Hongrie & co.

Finalement, prendre le car pour Budapest fut un peu plus compliqué que nous l’imaginions. À la gare de bus, nous avons rencontré deux français, baroudeurs comme nous, à qui des prix identiques (moins de 3€) ainsi que des conditions similaires (tickets à prendre dans le car) avaient été annoncés. Lorsque le car (extrêmement luxueux) est arrivé, nous avons eu une surprise : la plupart des passagers disposaient déjà d’un billet, qu’il fallait prendre auprès d’une agence tierce. Nous avons eu de la chance : alors que l’hôtesse ne voulait pas nous laisser monter, le chauffeur lui a dit de nous donner deux des quelques places libres et de nous établir des billets. Ils étaient bien à moins de 3€, et Choup', avec son insolente jeunesse, a même eu droit sur ce tarif à une réduction de 10%.

Arrivés à Budapest, nous avons vu une inscription « Camping: 400m ». N’écoutant que notre courage (et notre flemme), nous nous y sommes rendus. Nous avons atterri au « Bikercamp », un camping établi dans le jardin d’un pavillon, pouvant accueillir au maximum une quinzaine de tentes. Pour environ 12€ la nuit pour deux, nous pouvions bénéficier d’une connexion Internet gratuite, de sanitaires et de douches impeccables, d’un réfrigérateur pour mettre notre nourriture, d’une réserve de boissons à prix coûtant (avec un tableau pour inscrire ce que chacun prenait) et de plans et descriptifs de la ville et des activités de saison en français. Bingo, on reste.

Budapest est une ville très impressionnante : la construction du centre s’est faite très rapidement, en 40 ou 50 ans, après une inondation massive. Résultat, la ville est très structurée, avec de grandes artères et des bâtiments gigantesques. Le parlement notamment est un chef d’œuvre architectural. Il est amusant de voir comme les pays entrés récemment dans l’Europe se sentent européens ; la visite du parlement est gratuite pour les citoyens de l’union européenne. Par chance, nous sommes tombés à une période d’intenses célébrations : le dimanche de notre arrivée était suivi de la grande fête nationale le lundi. De concours de pilotage d’avions au dessus du Danube à la préparation des scènes de concert, c’était la fête dans toute la ville.

Mais ce que j’ai préféré à Budapest, ce sont les thermes. Ceux où nous sommes allés étaient installés dans un immense bâtiment et nous ont permis d’alterner bains à 30°, 34°, 36° ou 38°, avec ou sans additif dans l’eau (dont je n’ai aucune idée de ce qu’il est ni de ses vertus), sauna à 55° suivi de bain à 16°, hammam, piscine extérieure, jaccuzzi, passages avec du courant artificiel, etc. Un vrai bonheur. Notre plus grande surprise a été de découvrir un bassin avec des accessoires en mousse ressemblant à de petites haltères. Nous avons compris au bout d’un moment qu’il s’agissait d’accessoires de gymnastique aquatique. C’est à ce moment qu’elle est entrée dans la pièce…

Habillée comme un prof d’aérobic, il s’est avéré qu’elle était… prof d’aérobic. En Hongrois, elle a fait signe aux six personnes se trouvant dans le bassin (dont nous, deux jeunes et deux vieux) de marcher en rond dans l’eau en faisant des mouvements précis. Et c’était parti pour le cours d’aérobic surprise, avec exercices variés. Nous y avons eu droit pendant trois quarts d’heure, sans pouvoir nous empêcher d’en rire en se demandant ce que nous faisions là. Bref, une surprenante après-midi.

Le lendemain matin nous trouve réveillé avant que nos alarmes ne sonnent à 9h pour prendre la route. Il est trop tard dans notre voyage pour continuer, donc nous décidons de rentrer doucement en passant par Vienne. Les choses étant ce qu’elles sont, c’est à 14h que nous commençons à faire du stop en direction de Györ et de Vienne.

Au bout de 25 minutes, une camioniette s’arrête et nous emporte jusqu’à Györ, pour un trajet de 120km. Tout heureux d’avoir fait si vite, nous recommençons après une pause casse-croûte à attendre à la sortie d’une aire d’autoroute dans l’espoir d’arriver à Vienne quelques heures plus tard, il ne nous reste que 120km à faire, nous sommes déjà à mi-chemin.

Cette fois, c’est presque 1h30 qu’il nous faudra attendre, mais ça valait le coup. L’automobiliste qui nous a pris passait bien à Vienne, mais allait en Allemagne. À Munich plus précisément. Munich, ça tombe bien, nous y avons fait la fête il y a une dizaine de jours, autant y retourner, nous pouvons y loger facilement. C’est donc d’une traite (avec 5 minutes de pause en Autriche pour faire le plein d’essence) que nous nous rendons de Györ en Hongrie à Munich en Allemagne, soit 560km au lieu des 120km anticipés. Le strasbourgeois viendra nous récupérer à Dachau, à 15km de chez lui, pour qu’on puisse à nouveau user son canapé et boire ses bières.

Aujourd’hui, pause, et demain nous repartons vers la France, sans savoir dans combien de temps nous serons rentrés à Paris.

One Response to “Hongrie & co.”

  1. 1
    Nadine:

    Ah, quand je serai en manque de onsens, je saurai où aller…

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