Départ vers l’Est
On avait initialement décidé de partir en stop de Paris. Les dieux en avaient décidé autrement. Et les dieux, ils sont vachement forts pour contrarier les plans des humains. Alors après un mardi après-midi à chercher le bon spot pour partir à l’Est, on a laissé tomber avec dans l’idée de prendre un train pour Strasbourg et continuer en stop de là-bas.
Mais les dieux ont de la suite dans les idées. Ils se sont tout d’abord arrangés pour que tous les trains soient complets le mardi soir. Alors on s’est replié sur mercredi matin. Les dieux nous ont fait, bien entendu, rater le train. Mais une demi-heure après, nous avons pu embarquer et prendre notre revanche.
Strasbourg, nous voila. Un petit tramway jusqu’au bus, un petit bus sur quelques kilomètres histoire de traverser le frontière, et c’est parti, on tend le pouce à l’entrée d’une station service avec notre petit panneau « Karlsruhe Stuttgart München ». 30 minutes, rien. 45 minutes, toujours rien. Oh, les gens nous sourient, mais ne nous prennent pas. C’est alors que deux jeunes Estoniennes en short ras-la-touffe décident de se placer 50 mètres avant nous. Et là, coup de bol : un homme nous fait signe, et nous embarque tous les 4. Il ne parle qu’Allemand. Je n’ai pas parlé Allemand depuis 15 ans. Nous avons toutefois réussi à avoir un semblant de conversation pendant les deux heures où nous nous sommes trouvés ensemble.
Il dépose les Estoniennes (qui rentrent en fait à la maison) quelques kilomètres plus loin, et nous dépose sur une aire d’autoroute près de Stuttgart. Déjà, on a pu constater que les allemands boivent beaucoup de bière, même sur les aires d’autoroute, tout le monde a sa bouteille ou sa pinte dans les restaurants. Tranquillement posés sous un paravent pour éviter la pluie, nous avons la surprise de voir notre repas interrompu par une jolie petite blonde et un jeune homme très propre sur lui surgis d’une Mercédès haut-de-gamme : « Police, sprechen Sie Deutsch, do you speak English, do you have any drugs, marijuana? ». Le look d’auto-stoppeur ne doit pas aider dans ces cas là, mais bon, après une vérification rapide des papiers et une fouille succinte des sacs, ils sont repartis en nous souhaitant bonne route.
Après un café, c’est de nouveau l’heure du départ : on se poste à la sortie de l’aire de repos, et là, après une trentaine de minutes, une charmante jeune fille s’arrête à notre niveau et nous explique en excellent anglais qu’elle ne va pas à Munich mais près d’Augsburg, à une soixantaine de kilomètres environ. Nous embarquons avec Angela, avec qui nous discutons tout le long du trajet. Elle-même fait parfois du stop, et trouve tout naturel de prendre des Mitfahrer lorsqu’elle le peut. Elle nous laisse près de l’autoroute au niveau de Dasing. Et là, deuxième miracle.
On s’approche d’un automobiliste arrêté près d’une station service pour lui demander où nous devrions nous positionner pour faire du stop. Il regarde notre panneau, et nous dit qu’il nous y emmène. Dans la voiture, il nous demande des précisions sur le lieu que nous voulons rejoindre. Ça tombe bien, on a un pote à Munich et son adresse. Je lui indique le quartier, et il me montre le GPS en disant « on va rentrer l’adresse directement là-dedans ». Bien, très bien, je lui donne l’adresse exacte, nous partons… et 60 kilomètres plus tard, nous voici au pied de l’immeuble de notre ami. La vie est belle.
Strasbourg-Munich en 8 heures de stop, nous sommes heureux, épuisés, mais quelques bières nous permettent de nous requinquer. Nous allons rester quelques jours ici, histoire d’y passer le week-end, puis nous reprenons notre voyage.
août 9th, 2007 at 15:43
Ah bon ? Tu as une tête à fumer du shit ?
Bon voyage en tous cas.
août 12th, 2007 at 13:43
Jaina : Merci !
août 12th, 2007 at 18:36
Et le chat?
août 14th, 2007 at 16:44
Gardé par un ami.