Vienne 1900
Ce matin, la jeune fille derrière le doigt m’a entraîné à l’exposition Vienne 1900 au Grand Palais où l’on peut admirer des toiles de Klimt, Schiele, Moser et Kokoshka. Deux peintures m’ont particulièrement ému.
Je ne sais pas comment Klimt, dans Danae, a réussi à rendre avec autant de fidélité la couleur d’une peau de rousse. Je n’ai trouvé aucune photographie du tableau qui rende justice à la blancheur si typique de la poitrine, rien ne vaut la contemplation sur place. Étonnament, la vague d’émotions qui m’a submergée face à la beauté de la peinture m’a quasiment obligé à quitter la pièce.
La seconde pièce, de Schiele, m’a fait un effet radicalement différent. Ma surémotivité peut me jouer des tours lorsque, par exemple, j’entends en concert une chanson que j’affectionne particulièrement ou lorsque je découvre un lieu que je ne connaissais qu’à travers des photographies, comme les temples d’Angkor ; l’effet petites madeleines se déclenche. Mais ce tableau que je n’avais jamais vu m’a instantanément donné les larmes aux yeux, sans que je puisse m’expliquer pourquoi. Cette peinture de la ville de Krumau, représentée en arc de cercle, m’a paralysé. Lors de la suite de ma visite, je ne pouvais m’empêcher de tourner la tête pour revoir, même de loin, ce tableau et son effet incompréhensible.
J’ai moins accroché avec les œuvres de Moser et de Kokoschka, mais j’ai découvert et redécouvert Klimt et Schiele avec un immense plaisir. Merci à toi qui m’a emmené là-bas.
Vous l’aurez compris, je conseille sans réserve cette exposition que j’ai trouvée trop courte et qui reste en place jusqu’au 23 janvier 2006. Pour vous donner un avant-goût, si vous ne pouvez vous rendre sur place ou si vous n’avez pas 10€ à dépenser, vous pouvez visiter le parcours virtuel de l'exposition.
décembre 26th, 2005 at 2:55
Je reste très heureux d’avoir pu voir des oeuvres magnifiques mais quelle dommage que l’expo ne permette de les apprécier à leur juste valeur.
Si vous y allez, n’oubliez pas de réserver avant ça permet d’attendre un peu moins.
Et surtout n’oublier pas d’acheter dans la boutique l’ours en peluche KLIMT (quel beau mariage du marketing et de l’art)