Une mort atroce
Encore une bonne raison pour arrêter de fumer : j’ai failli cette nuit décéder d’une mort atroce. Carbonisé sur mon canapé.
Exténué, je me suis endormi en regardant un film, une cigarette à la main. Le contact du bout enflammé sur mon bras nu m’a heureusement réveillé. On aurait identifié, au petit matin, mes restes calcinés grâce au dossier qu’aurait gracieusement fourni mon dentiste. L’odeur des poils de chat brûlés aurait incommodé les voisins pendant des semaines. Mon fantôme aurait hanté les cendres de l’immeuble pendant une petite centaine d’années.
Comment ça je dramatise ? Bon, peut-être un peu. Mais reconnaissez que ça aurait été horrible.
En tout cas, moi j’aurais été très triste. Surtout que je n’aurais même pas pu voir les pompiers en action, ni prendre des photos de la grande échelle. Et si ça se trouve, en plus, mourir comme ça ça fait mal.