Retour en arrière
Neuro demande « si on vous proposait de retourner dans le passé à un carrefour de votre vie pour lui donner une nouvelle direction, accepteriez-vous ? ». La réponse est oui, sans hésiter. Par contre, jusqu’où remonter ? Si je pouvais garder la mémoire de tout ce que j’ai vécu, j’adorerais remonter jusqu’à ma (nécessairement tendre) enfance. Comme dans Replay. Je le recommande d’ailleurs de suite.
Quoi que se retaper toutes les études, après réflexion…
juin 20th, 2005 at 0 h 14 min
Ah, moi pas. Les expériences que j’ai vécues, bonnes ou mauvaises, font partie de ce qui me fait aujourd’hui. Et finalement je trouve que je ne m’en sors pas si mal
juin 20th, 2005 at 0 h 43 min
Futur antérieur
Je m’efforce de vivre sans regrets.
Aurèle, lui, accepterait un retour en arrière pour
changer, en un point critique, le cours de sa vie.
Pour ma part je partage l’avis de Mélie.
J’ai un seul regret (la première peine de cœur que j…
juin 20th, 2005 at 1 h 32 min
Thomas, tu as des accents à revendre ? Aurele et Melie en prennent à tours de bras en ce moment.
juin 20th, 2005 at 10 h 59 min
L’absence de ces accents m’a toujours paru contre nature. Y a-t-il opposition formelle des intéressé-e-s à ce que je continue à les leur attribuer ?
juin 20th, 2005 at 11 h 14 min
J’ai toujours considéré qu’un nom propre avait ses propres orthographe et conventions typographiques, indépendantes des règles des langues. Par exemple, si mon prénom s’orthographiait « AµR€L€ », je l’écrirais systématiquement ainsi (même si je doute que l’état-civil me suive dans ce raisonnement lors de l’établissement de papiers officiels).
De la même manière, je respecte la différence entre « Murielle », « Muriel » et « Murièle », et n’irai pas privilégier une écriture différente de celle choisie par le porteur du prénom (ou probablement la porteuse dans ce cas précis).
Pour répondre à ta question, je n’ai aucune opposition formelle à ce que tu continues à superposer un accent sur « Aurele », mais connaissant ton amour immodéré pour la langue et tout ce qui touche à la typographie, je suis surpris que tu t’autorises de telles libertés.
juin 20th, 2005 at 11 h 46 min
Je ne suis pas d’accord du tout sur l’indépendance entre la graphie des noms propres et les mécanismes linguistiques. Bien sûr, ces noms constituent une catégorie particulière de la langue, certaines règles sont propres à cette catégorie, d’autres ne peuvent s’y appliquer, mais on ne peut pas parler d’indépendance complète. Les mécanismes de formation lexicale, l’étymologie, les règles de prononciation et d’euphonie de la langue, s’appliquent – au moins en partie – aussi aux noms propres.
Dans le cas de Mélie, en particulier, la phonétique impose l’accent, sans lequel la prononciation transcrite serait quelque chose comme *meulie.
juin 20th, 2005 at 11 h 47 min
Puisqu’on en est au pinaillage, Aurele, je crois qu’il manque une marque du pluriel à «propre» dans ton commentaire
juin 20th, 2005 at 11 h 54 min
Artefact: c’est corrigé. D’ailleurs, j’en profite pour faire une remarque générale : je pense que les notifications de fautes d’orthographes, de grammaires ou de mots oubliés ont plus leur place dans un courrier électronique privé que dans un commentaire public. C’est en tout cas comme cela que je procède (sauf pour un billet sur le site de Thomas, où j’en ai profité pour me venger bassement de son habitude de souligner en public mes étourderies ou mon ignorance).
Je ne parle pas de la discussion actuelle sur la graphie des noms propres, qui, elle, est d’intérêt général et devrait d’ailleurs faire l’objet d’un « Que sais-je ? » si tous les protagonistes tombent d’accord (ce dont je doute).
Et j’adore les œufs de Pâques.
juin 20th, 2005 at 12 h 08 min
Thomas : ton commentaire est, comme toujours, plein de bon sens mais ne me convaincs pas pour l’instant. Par exemple, faut-il écrire « Elisabeth » ou « Élisabeth » ? Si on regarde les textes anciens typographiés, ce nom propre est toujours apparu avec une lettre majuscule initiale non accentuée. Était-ce intentionnel ou uniquement dû à la limitation technique qui faisait qu’on ne faisait pas autrefois apparaître les accents sur les majuscules ?
J’aimerais trouver des textes anciens, manuscrits, datant d’avant l’invention des presses, pour vérifier la présence ou l’absence d’un tel accent. Si quelqu’un a cela en stock, je suis preneur d’une version numérisée.
Les noms propres sont aussi fortement dépendants de leur histoire. Pourquoi sinon écrire encore aujourd’hui « Thomas » plutôt que « Toma », qui se prononcerait de la même manière ? Si l’on accepte la présence de caractères superflus dans les noms propres, pourquoi ne pas accepter de même l’absence de marques paraissant au premier abord indispensables à leur prononciation correcte ?
Je continue à penser que les noms propres échappent aux règles communes de prononciation et d’orthographe. Mais je ne demande qu’à être convaincu du contraire.
juin 20th, 2005 at 12 h 19 min
D’ailleurs, j’en profite pour ajouter une autre remarque : contrairement aux noms communs, les noms propres n’appartiennent pas à une langue donnée, mais sont universels. Par exemple, en allemand, « Aurele » devrait peut-être s’orthographier « Orel » pour être prononcé de manière identique à celle que j’utilise. En portugais, « Ourél » serait peut-être plus adapté. Comment faire ?
juin 20th, 2005 at 12 h 43 min
Ça me paraît éminemment discutable de considérer l’existence des noms propres en-dehors d’un système linguistique. Le prénom « Amédée » par exemple ne peut apparaître que dans le contexte d’une langue latine. Les patronymes sont encore un meilleur exemple de cela, qui – au moins en Europe – sont très souvent issus de surnoms pris dans la langue commune (pense aux Lefèvre – et à leur contrepartie féminine, comme ma grand-mère Lavesvre, aux Smith et aux Schmitt, tous metallurgistes).
Concernant les lettres « superflues » dans les noms propres, tu apportes précisément de l’eau à mon moulin. Pourquoi le prénom « Thomas » se prononce-t-il toma, et pourquoi un francophone ne le prononcera-t-il jamais autrement ? Précisément parce que les règles de prononciation de la langue française s’y appliquent pleinement, et que dans le cadre de ces règles le h après t et le s à la finale sont muets, respectivement comme dans thaumaturge et frimas, par exemple.
Le fait qu’on ne traduise pas les noms propres n’entraîne pas qu’ils sont détachés de la langue dans laquelle (j’irais même jusqu’à dire par et pour laquelle) ils ont été créés.
juin 20th, 2005 at 13 h 46 min
Grünt, mon métallurgiste a perdu son accent dans la bataille.
juin 20th, 2005 at 13 h 52 min
Vous vous ennuyez les garçons ?
juin 20th, 2005 at 14 h 13 min
Mélie, es-tu en train de sous-entendre perfidement que toute cette discussion orthographique et orthotypographique se résume, en fin de compte, à de la branlette intellectuelle ?
D’ailleurs, tu écris constamment Melie sans accent, mais plusieurs de tes exégètes mettent natuellement l’accent. Y a-t-il une vérité historique et étymologique qui permettrait de trancher dans un sens ou dans l’autre ?
juin 20th, 2005 at 19 h 23 min
Cher Thomas,
je sous-entends tout à fait que vous vous masturbez les neurones avec une motivation tout à fait impressionnante. Mais ceci non de façon perfide, tu connais ma loyauté et ma franchise (hi hi).
Quant à mon « Melie » il s’écrit sans accent, puisque je l’ai créé ainsi, ne sachant pas à l’époque que de nombreuses personnes étaient affublées d’un accent que je considère pour ma part fort superflu.
juin 20th, 2005 at 23 h 47 min
Ahem. L’autorité historique ayant été dite, il va falloir que je me fasse violence pour te retrancher cet accent qui pourtant me vient si naturellement sous les doigts. Bon, essayons… Meeeeélie… Argh non je vais pas y arriver. Bon, persévérons. Posément. M esansaccent l i e. Melie. Ça fait tout bizarre, quand même. Mais je tâcherai de m’y tenir.
juin 21st, 2005 at 0 h 24 min
Thomas : je cite un ami commun qui m’a laissé un message électronique suite à cette discussion ; il considère que les pseudonymes « sont des éléments de nature à être forgés de toute pièce et que l’on peut donc considérer comme des néologismes. Dans ce cas il faut toujours respecter la graphie inventée par le forgeron. »
juin 21st, 2005 at 10 h 50 min
Aurele, c’est précisément pour cette raison que j’ai fait appel à l’autorité historique (i.e. celle du créateur, de la créatrice, du pseudonyme) pour trancher, et ça ne change rien au fait que le néologisme, fût-il un nom propre, ne ressortit pas moins à une langue particulière.
juin 21st, 2005 at 18 h 22 min
Au fait, je note que les contributions de Melie au Coïtus Impromptus sont signées Mélie (avé l’assent).
juillet 20th, 2005 at 23 h 16 min
Pas signées, mais attribuées à (je sais que tu le sais, mais c’est pour la complétude de ce fil de commentaire).