Mon coiffeur ? Un type épatant
Jérémy est coiffeur. Il m’épate à chaque séance. Il se souvient de mon métier, d’où je travaille, des études que j’ai suivies. Il me parle de Thomas. Il me demande des nouvelles d’une de mes ex qui n’est plus sur Paris depuis des mois en l’appelant par son nom, sait où elle habite, se souvient de ses projets d’avenir. Il me parle d’une autre de mes ex. Quand je lui demande comment il fait pour retenir tout ça, il m’explique que ça fait partie de son métier, mais, flatteur, qu’il ne retient pas tout sur tout le monde.
Et surtout, il est toujours le plus mal coiffé des employés du salon, ça me conforte dans mon idée de rester avec lui, sa collègue, bien que charmante, le coiffe peut-être, et ce n’est pas toujours une réussite.
mai 18th, 2005 at 0 h 13 min
Je déteste quand les coiffeurs se lancent dans ce côté obligatoire de leur profession qui est de nous faire croire que notre petite vie les intéresse.
D’où la fameuse technique du bouquin posé devant les yeux.
mai 18th, 2005 at 12 h 40 min
Tout à fait. Mais cet aspect de leur métier est pratiqué avec plus ou moins d’art, et Jérémy y excelle. Oh, il m’a bien dit « on n’entend pas que des choses passionnantes » (ce qui s’applique bien à mes réponses à ses questions).
La prochaine fois, je tente le coup du livre ou, pour ne pas heurter sa sensibilité, de l’article technique (choisi avec le plus de symboles possibles, probablement dans un des nombreux domaines où je ne suis qu’un ignare).
mai 21st, 2005 at 22 h 05 min
Moi ce que j’aime bien avec Jérémy c’est que pour les gens comme moi qui sont plutôt réservés, il pose sobrement quelques questions, toujours pertinentes, et n’insiste pas plus qu’il n’est nécessaire quand on n’a pas envie, ou qu’on ne sait pas, être plus disert que quelques phrases.
Les coiffeurs trop bavards, c’est une des choses qui faisaient qu’il y a un peu plux de dix ans maintenant, j’ai décidé que c’était une corvée dont je me dispenserais. Il m’a un peu réconcilié avec la profession.